La commune de Thorame-Haute a été sollicitée pour le prêt de notre statue de Jeanne d'Arc, conservée dans l’église Saint-Georges, à l’occasion d’une exposition organisée à la cathédrale Saint-Jérôme de Digne, du vendredi 3 juillet au mercredi 30 septembre 2026.
L’exposition sera inaugurée le vendredi 3 juillet à 17h30.
Notre statue quittera pour un temps le silence de l’église pour rejoindre d’autres témoignages d’histoire présentés lors de cette exposition.
Ce geste, simple en apparence, nous relie à une figure qui, depuis des siècles, occupe une place particulière dans l’histoire de la France et dans la mémoire des Français.
On peut se demander quel lien existe entre Jeanne d’Arc et un village du Haut Verdon ?
Pour le comprendre, il faut revenir en arrière, à une époque où le royaume de France n’était pas celui que nous connaissons aujourd’hui.
En 1429, le pays est fragilisé par la guerre, divisé, incertain. Paris lui-même n’est pas sous l’autorité du roi. C’est dans ce monde instable qu’apparaît une jeune fille, née à Domrémy, aux confins du royaume et du duché de Lorraine. Elle arrive à un moment où tout peut encore basculer dans ce conflit.
Un jour elle entend des voix qui lui demandent de rejoindre le dauphin pour qu'il monte sur le trône et devenir Charles VII. Pour concrétiser cet engagement moral, elle traverse une partie du royaume, de Domrémy jusqu’à Chinon, dans des conditions incertaines, au cœur d’un pays en guerre afin de se mettre au service du roi.
Sa fidélité ne reste pas une intention : elle prend corps peu à peu dans les événements. Le 8 mai 1429, elle participe à la libération d’Orléans, un événement qui marque durablement l’histoire et les esprits.
Mais l’histoire de Jeanne d’Arc ne s’est pas arrêtée là. Elle a continué de vivre, portée par les générations, par les récits, par les silences aussi… et par ces objets que l’on garde sans toujours mesurer ce qu’ils représentent.
À Thorame-Haute, cette mémoire est présente. Dans l’église Saint-Georges, où la statue de Jeanne d’Arc veille depuis longtemps, comme un lien entre les générations.
Aujourd’hui, elle quitte pour un temps sa place.
Ce déplacement nous rappelle que l’histoire ne se limite pas aux grandes villes ou aux lieux célèbres. Elle vit aussi ici, dans nos villages, dans nos paysages, dans ces signes modestes qui, silencieusement, traversent le temps.
Ainsi, des rives de la Loire aux montagnes du Haut Verdon, le souvenir de Jeanne d’Arc continue de nous relier à une histoire commune.