1939-1945 : la deuxième Guerre Mondiale
Vingt ans à peine après la fin de la Grande Guerre, l’Europe replonge dans le conflit.
Dans les années 1930, les tensions montent. En Allemagne, Adolf Hitler impose un régime autoritaire fondé sur la violence et la conquête. En Italie, Benito Mussolini suit la même voie. Les équilibres sont fragiles.
En France, les espoirs de paix restent présents. Mais ils ne suffisent pas à empêcher l’inévitable.
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. Deux jours plus tard, la France entre en guerre aux côtés de ses alliés.
Le 2 septembre 1939, la mobilisation est annoncée dans nos villages, comme à Thorame-Haute.
Les hommes repartent. Certains avaient connu la guerre de 14–18. D’autres, qui étaient encore enfants à cette époque, sont désormais en âge d’être mobilisés.
Les familles restent, une fois encore, dans l’attente. Mais cette guerre ne ressemble pas à la précédente.
Au printemps 1940, tout s’effondre. L’armée française est battue par les troupes allemandes. Le pays est envahi. L’Italie fasciste, alliée de l’Allemagne, entre à son tour en guerre contre la France.
Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle lance un appel à poursuivre le combat. Peu l’entendent sur le moment, mais son message deviendra celui de la Résistance.
La France est désormais divisée : une partie du territoire est occupée par l’armée allemande, tandis qu’un gouvernement français s’installe à Vichy.
Dans nos vallées, la guerre s’installe autrement.
Il n’y a pas de tranchées, mais une présence qui s’impose peu à peu, une inquiétude diffuse, des contraintes qui pèsent sur le quotidien. Il faut vivre avec la pénurie, les réquisitions, les incertitudes du lendemain.
Face à cette situation, certains choisissent de résister, discrètement. D’autres subissent. Et pourtant, même ici, la violence finit par frapper jusque dans nos montagnes.
Le 22 juillet 1944, sur la commune de Thorame-Haute, à proximité du pont d’Ondres, quatre gendarmes de la brigade de Colmars-les-Alpes sont exécutés par les troupes allemandes, en représailles à un attentat contre un convoi.
Arrêtés puis conduits sur les lieux, ils sont abattus.
Leurs noms restent gravés dans la mémoire locale : Marcel Béal, Sébastien Bracco, Alexandre Aimard et Adrien Daumas.
Cet événement rappelle que la guerre, même dans nos vallées reculées, a frappé avec violence. Les années passent, lourdes et incertaines. Puis, peu à peu, l’espoir renaît.
Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitule.
Cette fois, ce n’est pas un armistice. La guerre s’achève réellement en Europe.
Dans nos villages, comme ailleurs, le soulagement est immense, mais les noms gravés sur le monument aux morts rappellent combien la liberté a coûté.
Une nouvelle génération a été profondément marquée. La paix est enfin là. La vie reprend naturellement, mais les blessures ne se refermeront jamais tout à fait. La vie évolue peu à peu, mais dans nos vallées, beaucoup restent profondément attachés à leurs traditions.
Dans le prochain épisode découvrez : les Trente Glorieuses
Entre mémoire et renouveau, nos villages avancent, sans oublier.